Nous avons constitué un groupe de réflexion sur l’avenir de la mobilité dans notre territoire. Nous aborderons deux thèmes par an. Voici le premier.
Nous savons que l’usage de la voiture individuelle, même électrique, doit diminuer. Cela va de pair avec une réduction de l’espace qui lui est alloué. Les citoyens peuvent-ils l’accepter ? Cette question a agité la récente campagne des municipales, preuve qu’elle mérite notre attention.
Selon les sondages, trois quarts des Français acceptent que l’on réduise les voies de circulation au profit des espaces verts, des pistes cyclables, des rues piétonnes ou de la sécurité à l’entrée des écoles. En revanche, ils sont largement opposés à la limitation du stationnement. Même les cyclistes résistent !
Les préférences partisanes n’ont pas beaucoup d’influence dans ce domaine. Les clivages opposent plutôt les urbains aux périurbains qui résistent d’avantage.
Notre réflexion débouche sur deux propositions pratiques : (1) rendre les changements désirables en montrant, par exemple, qu’ils apaisent l’espace public, le rafraichissent ou le sécurisent et (2) obtenir l'adhésion collective grâce à des démarches de responsabilisation des citoyens.
Nous faisons également une proposition prospective et un peu utopique : créer des places réservées aux covoitureurs partout où le stationnement est problématique et végétaliser ces places pour les rendre plus enviables.
Nos propositions ne se focalisent pas sur le centre-ville mais valent au contraire pour l’ensemble du territoire.
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